- Belung Magazine
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Pourquoi continuer à fumer quand vous souffrez d'une maladie pulmonaire?

Saviez-vous que certaines personnes souffrant d'une maladie pulmonaire continuent à fumer? De prime abord, cela semble totalement absurde : pourquoi perpétuer cette habitude fatale alors que vos poumons ont déjà du mal à vous fournir l'oxygène vital ? Des chercheurs anglais souhaitaient résoudre cette énigme et trouver une explication : pourquoi certaines personnes ayant des « poumons en mauvais état » ne semblent pas vouloir arrêter leur habitude mortelle.

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Sarah Masefield et ses collègues de l'European Lung Foundation, Sheffield, ont étudié les caractéristiques de patients à travers l'Europe ayant une pathologie pulmonaire diagnostiquée mais qui continuent à fumer, afin d'améliorer les résultats d'arrêt du tabagisme. Les chercheurs ont développé un questionnaire basé sur le Web qui couvre des sujets tels que : perspectives sur l'arrêt du tabagisme, interactions avec le professionnel de santé et recommandations pour améliorer les résultats d'arrêt du tabagisme. Le questionnaire a été distribué dans 16 langues, via des réseaux de patients et professionnels existants, ainsi que sur les réseaux sociaux. 

4606-boehr-grafiek_be_fr_v2.png Les principales raisons pour les chercheurs qui ne cessent de ne pas fumer (pourraient être choisis choix multiples).

Je pense que si j'arrête de fumer, mon monde va tout simplement s'effondrer

Les principales raisons qui poussent à poursuivre le tabagisme se sont révélées être les suivantes : « Cela m'aide à gérer le stress » (49 %) ; « J'ai essayé d'arrêter mais je n'y suis pas parvenu » (43 %) ; et « J'aime fumer » (40 %). L'habitude était le motif supplémentaire le plus courant, avec une réflexion catastrophique évidente dans certains cas : « Je pense que si j'arrête de fumer, mon monde va tout simplement s'effondrer. » Les participants ont également évoqué la nature addictive du tabac et bon nombre d'entre eux avaient le sentiment que les professionnels de santé ne comprenaient pas véritablement l'addiction à la nicotine et la difficulté à arrêter.

Les chercheurs concluent par une découverte clé de l'étude : 67 % des participants ont essayé au moins une fois d'arrêter au cours des 12 derniers mois, et soit fument moins (59 %) soit apprécient de fumer moins (52 %) depuis leur diagnostic. « Cela indique un désir d'arrêter de fumer et vient étayer la recommandation que les professionnels de santé doivent répéter fréquemment les conseils d'arrêt, le patient pouvant être plus réceptif à des conseils d'arrêt du tabagisme pendant la période qui suit le diagnostic. » 

Référence:
Masefield S, Powell P, Jiménez-Ruiz C, et al. Recommendations to improve smoking cessation outcomes from people with lung conditions who smoke. ERJ Open Res 2016; 2: 00009-2016. 


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BE/OFE-171214a 09/2017